Notre petit tour d'Europe en Bedford

Un an déjà ! ...

19:30, 19/07/2010 .. 3 commentaires .. Lien

Eh oui cela fait déjà un an que nous sommes rentrés, dégoutés et un poil déprimés de cet échec cuisant !

Et depuis ? .. Je suis retourné chercher le Bedford à Sarna (article à venir), je l'ai réparé grace à l'aide de Patrick et Isa toujours là pour nous aider et nous soutenir (article à venir aussi).

La revanche n'est pas pour cette année mais soyez sûrs qu'on refera ce voyage , en mieux et jusqu'au bout !

 

merci pour tous les messages de soutien, vraiment ça fait chaud au coeur !!!


Publié à 19:30, le 19/07/2010, Le Burgaud
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Voyage retour

20:00, 19/07/2009 .. 3 commentaires .. Lien

 

Dimanche 19 juillet
 
Voyage retour. Cette looonnngue journée commence à 6h avec la sonnerie du réveil. Ake a tout préparé dans le salon de l’hôtel pour que nous puissions prendre un petit déjeuner avant de partir. A 7h, comme prévu, un taxi arrive. La dame nous emmène à Oslo. On arrivera à l’aéroport, plus proche que la ville, à 10h 30 environ. Juste avant d’arriver, on reçoit un appel de l’assistance : nous devons aller récupérer nos billets au guichet Air France de l’aéroport. Il s’agit d’un vol direct Oslo-Toulouse… Cela nous étonne un peu sur le coup mais bon.
En fait non, c’était pas du tout ça : nous voyageons avec Lufthansa et ferons une escale à Francfort… heureusement qu’on est arrivé en avance.
On embarque un peu après 13h30.Le vol Oslo-Francfort est horrible, des turbulences, et trous d’air en pagaille, des passagers applaudissent à l’atterrissage, je retrouve avec plaisir le plancher des vaches. On attrape notre correspondance dans l’immense aéroport de Francfort. On espère que nos bagages suivent bien le mouvement.
Après avoir embarqué dans le 2ème avion, (après 10 minutes de bus sur les pistes, alors on espère VRAIMENT que nos bagages suivent le mouvement !) on apprend qu’à cause d’un « problème technique sur le radar météo » (leurs explications sont toujours très rassurantes), le décollage est retardé d’une bonne demi-heure En attendant, assis à nos places, on observe les va-et-vient sur la piste autour de l’avion. Tout d’un coup, une petite voiture à bagage arrive, avec un sac… bleu. Ah tiens, c’est mon sac en fait !… Le gars s’arrête, descend et attrape le sac, le montre à son collègue avec un geste d’exaspération. L’autre scanne le code de l’étiquette et regarde son écran d’un air dubitatif. Haussements d’épaules de part et d’autre, le type prend mon sac et va le charger dans la soute.
On attend toujours la réparation du radar.
Quelques minutes plus tard, une autre voiturette à bagages se pointe avec cette fois… un sac gris ! « C’est mon sac ! » s’écrie Fred. Même chorégraphie : le type descend et attrape le sac, le tend à son collègue et …. ah non, ils discutent entre eux là, ils rigolent bien même. Ah c’est bon, le deuxième lit le code-barres, haussements d’épaules… Ils posent le sac par-terre à côté d’eux et continuent leur conversation. Un fou rire me prend. Fred bondit sur son siège : « Faut que je descende ! », Mais non, ils vont le charger, ton sac. Ah non ! … en fait, on dirait même que l’hôtesse est en train de fermer les portes…
Fred appelle une hôtesse : « please ! my bag is on the floor ! » L’hôtesse s’approche en riant, elle a bien compris, notre anglais n’est jamais meilleur que dans les situations d’urgence ^^. Finalement le sac gris est chargé, et l’avion décolle enfin.
A Blagnac, une jeune femme, chauffeur du taxi, nous attend avec une petite pancarte "Mr Baert" comme dans les films ^^ Et vers 20h, nous retrouvons notre maison du Burgaud …
 
Maurice est rentré au bercail...
 

Publié à 20:00, le 19/07/2009,
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Pas encore....

11:00, 18/07/2009 .. 0 commentaires .. Lien

 

Samedi 18 juillet
 
Nous avons passé la nuit dans l’hôtel de Särna, accueillis comme des princes par Ake (prononcer OK), le patron. Un couple de danois à moto, et nous, sommes les seuls clients dans ce grand hôtel caché au milieu des pins. Les lits sont moelleux, on s’est endormi en quelques secondes.
La terrasse de l'hôtel...
La terrasse de l'hôtel
 
Ake dirige aussi avec l’aide de sa femme, un petit motel en bord de route, ainsi qu’un petit bar restaurant. C’est là-bas, en contrebas de notre palace, que nous allons prendre notre petit déjeuner. On a l’impression alors de débouler dans un vieux road movie, il ne manque plus qu’une vielle pompe à essence juste devant et quelques Harleys, un peu de poussière et de chaleur, et les buissons qui roulent, poussés par le vent… A part ces quelques détails, on s’y croirait !
Une fois entrés dans le restaurant, Ake nous accueille avec un grand sourire et on s’installe pour déjeuner. Il y a tout ce qu’on veut, même du saumon fumé (un vrai filet de saumon entier, pas une tranche de 2 mm comme chez nous) à tomber par-terre. A l’intérieur, tout est en bois, au mur, des photos de groupes de chasseurs, étiquettées de différentes années, qui posent fièrement avec des têtes d’élans… A la télé, accrochée dans un coin, son coupé, l’émission du matin locale. A la place de William Leymergie, deux jeunes filles blondes au physique de l’emploi, s’appliquent à étaler de la crème fouettée sur un énorme gâteau aux fraises. Pendant les coupures pub, on nous vante les mérites du coffret DVD de toutes les saisons de la série « Dynastie » (oui, oui, celle de quand on était petit ^^). Dans le journal, posé sur la table d’à côté, les pages locales racontent un concours de pêche organisé pour des enfants. Sur la photo, des loupiots de 7 ou 8 ans pausent en tenant dans les bras, des saumons énormes. 2 jeunes entrent dans le café. L’un d’eux arbore fièrement un T-shirt « F… you, I drive a Volvo ».
Rien que pour le dépaysement, on resterait bien là pendant des heures…
Mais il faut rentrer à l’hôtel et se tenir prêts à partir.
On restera ainsi à attendre, avec le téléphone, seuls dans l’hôtel, jusqu’à la fin de la matinée. A midi, nous libérons la chambre pour le ménage, et poursuivons l’attente dans le salon de l’hôtel. Ake m’apporte même un oreiller pour que je poursuive ma sieste sur le canapé ^^ L’assistance ne nous rappelle toujours pas, alors on les rappelle. Fred tombe encore sur une personne inconnue et ré explique tout. Elle n’est pas au courant, elle se renseigne et nous rappelle. (Enfin on essaye d’y croire…)
C’est vers les 15h45 que la sonnerie du téléphone viendra briser le silence de l’hôtel. L’assistance nous expliquera que pour aujourd’hui c’est loupé vu que l’avion décolle à 17h et que nous sommes à plus de trois heures d’Oslo. Quelques minutes plus tard, Ake refait son apparition pour nous rouvrir la chambre. Et la journée se poursuit à un rythme… suédois.
Sur les coups de 20h, les estomacs commençant à grogner, on tente une descente en ville pour trouver quelque chose à grignoter. Le restaurant d’Ake est fermé.
On retrouve par hasard, Matthieu et Fred, deux jeunes français (les seuls français rencontrés depuis Hambourg !) qui font un périple à vélo ! Ces courageux étudiants de Montpellier, parcourent la Suède à coup d’étapes de plus de 100 kms. Matthieu est parti 3 mois plus tôt d’Italie, et son pote Fred l’a rejoint un peu plus tard. On les avait rencontrés à notre arrivée, au camping, et 3 jours plus tard, les revoilà, après une balade dans une réserve naturelle au nord de Särna. Cela nous fait bien plaisir d les retrouver car à notre première rencontre, on était un peu assommé par cette histoire de panne et on n’avait pas eu le réflexe, ni d’échanger nos adresses, ni de les inviter à partager notre repas. Malheureusement ce soir ils sont un peu pressés d’aller trouver un coin pour se poser car une grosse étape les attend demain.
Fred à gauche et Matthieu à droite
De gauche à droite: Fred et Matthieu!
 
On se sépare donc en échangeant nos adresses et en leur souhaitant bon courage pour tous les kms qui les attendent encore.
Nous repartons en quête de nourriture. En fait, à cette heure-ci, même si c’est samedi et que c’est le week-end de la fête de Särna, (oui, absolument, LA fête de Särna), tout est fermé. Et oui, rappelez-vous, l’heure de l’apéro ici, c’est l’heure du dessert là-bas ! Tout sauf la pizzeria kebab locale ^^ Des troupeaux de jeunes fortement alcoolisés errent dans les rues, la fête et les bières ont fait quelques ravages.
Ici, les vieilles voitures, surtout les américaines, ont l’air de passionner tout le monde. Il y en a partout. La grande occupation locale, c’est de rouler en rond avec ces voitures. Un demi-tour devant la caserne (là où on a fait atelier méca), 500 m pour traverser le village, et demi-tour devant le motel. Et ainsi de suite pendant des heures. On les voyait tourner pendant qu’on réparait, pendant qu’on discutait avec Matthieu et Fred, pendant qu’on allait se chercher à manger….
 
 
 
 
 
Ce soir-là, les voitures américaines continuent donc de tourner, à l’intérieur, les filles conduisent et les hommes… essaient de ne pas renverser leur bière pendant les demi-tours…
Le mot « kebab » signifiant la même chose en français et en suédois ^^, il est très facile de commander. On rentre pour manger à l’hôtel, c’est bon un kebab, surtout quand tu as très très faim…
Entre temps, Ake a eu plus d’infos que nous par l’assistance. Un taxi passera nous prendre le lendemain matin à 7h pour nous conduire à Oslo, à 300 kms de petites routes de Särna.
Alors il faut aller dormir…

Publié à 11:00, le 18/07/2009, Särna
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Assistance rime avec patience...

10:00, 17/07/2009 .. 1 commentaires .. Lien

Vendredi 17 juillet
 
Au matin de ce vendredi, le réveil est aussi douloureux qu’hier. Le rêve est enterré. C’est le moment d’appeler l’assistance pour lancer la machine du rapatriement… Nous passerons cette journée à attendre, à réexpliquer au téléphone notre situation et à attendre encore.
On range nos affaires. On essaye de caser un maximum de choses dans les sacs de voyage, mais de toute  façon, on ne pourra pas tout emmener, que l’on soit rapatrié en avion ou en train. L’inconvénient quand on voyage en van ou en camping-car, c’est que c’est une petite maison sur roues…  et sans véhicule, on est un peu sans maison… C’est un peu un déménagement sans valise ni carton ! Finalement on laissera tout le matériel de camping, les réserves de nourriture, la bouteille qu’on avait prévu d’ouvrir au point le plus au nord… tout cela caché dans le van.
 L’assurance nous envoie un dépanneur. Le monsieur, cherche alors un garage de la région qui voudrait bien accueillir notre van et y jeter un œil. Nous savons bien que la réparation ne sera probablement pas possible (véhicule trop ancien, pièces trop difficiles à trouver, valeur à l’argus nulle, etc  etc) on a l’habitude. Mais c’est la procédure et l’assurance veut se l’entendre dire par un professionnel. Soit. Maintenant, il faut trouver un garage ouvert (période de congés), pas trop loin (l’assistance nous finance 175 kms de remorquage) et qui accepte d’accueillir un véhicule ancien d’une marque anglaise.
Finalement, ce sera le garage du village. Le dépanneur compatit « it’s not fun » à notre mine lorsque le van est accroché derrière la dépanneuse. Il essaie de plaisanter pour détendre l’atmosphère pendant le trajet. Arrivé au garage, il nous confie que si ce garagiste là ne peut rien faire, c’est qu’il n’y a rien à faire… En fait, le patron à l’air d’être un passionné de vieilles voitures. Son garage en est plein ! Contre toute attente, il va se démener pour trouver des solutions, il passera une bonne partie de l’après-midi au téléphone pour trouver des pièces, mais sans succès, en Suède en tout cas. Il nous demande ce que nous envisageons de faire.
On voudrait garder l’espoir de continuer le voyage, tout en sachant bien que c’est inutile. En même temps, on a envie de rentrer. Mais certainement pas d’abandonner le van ici… Et comme l’assistance ne prendra pas en charge le rapatriement d’un véhicule aussi peu côté, il faudra sûrement revenir, soit pour le remorquer, soit pour changer le moteur quand on en aura trouvé un…
Voilà pour la machine. Et en ce qui nous concerne, on nous assure au téléphone que nous serons ramenés à la maison, mais les choses n’avancent pas vite et il nous faut attendre, attendre, rappeler, réexpliquer, et attendre encore…
En attendant, on a le temps de discuter avec les mécanos du garage (c’est aussi un carrossier). L’un d’eux est lituanien, un autre polonais. Ils sont venus travailler en Suède pour échapper au chômage et fuir la crise qui touche durement leur pays. 2 des employés vivent dans une caravane près du garage, au milieu des épaves de voitures . Ils nous demandent ce qu’on avait prévu de faire et où on va aller maintenant. On leur explique l’itinéraire prévu, on aurait bien aimé visiter leurs pays ! On leur explique aussi que maintenant, on laisse tomber et que c’est notre assurance qui va nous rapatrier mais on ne sait pas encore comment… Et puis on se dit que les priorités sont bien différentes, quand tu as tout quitté pour partir gagner ta vie loin de chez toi, et que la caravane prêtée par le patron est ta maison, ou quand tu viens ici faire le touriste… disons que tu réfléchis 2 secondes avant de te plaindre de la lenteur de ton assistance rapatriement et de chouiner sur ton triste sort.
Finalement, à 21h30, après une journée d’attente « on vous rappelle ! » au téléphone (gare d’ailleurs à la facture de téléphone à la fin du mois !), alors que le garage a déjà fermé, on reçoit un mystérieux coup de fil en anglais qui dit en substance : « We have a double bedroom for you, the boss will pick you up in 10 minutes ! » Effectivement, le patron de l’hôtel en personne arrive avec son break. Il rigole un peu, l’assurance a dû lui expliquer au téléphone « so, you have a problem ? ah ! ah ! ah ! » et nous emmène à notre chambre. Si vous passez dans le coin, c’est l’hotêl de Särna, on vous le recommande : les douches sont gratuites et à volonté ^^, y’a wi-fi partout et le patron est bien sympathique. Le voyage commence retour commence demain…

Publié à 10:00, le 17/07/2009, Särna
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La fin du rêve...

10:00, 16/07/2009 .. 5 commentaires .. Lien

Jeudi 16 juillet.
Flo : Le réveil est douloureux. Ce n’était pas un mauvais rêve… On va prendre une douche et un café au camping. On est seul, la « cafétéria » est gaie et animée comme le salon de la pub pour un célèbre petit pain grillé suédois. Il ne manque plus que le tic tac d’une pendule… L’humeur n’y est vraiment pas, et on ne sait pas encore ce qui nous attend.
On passe voir le dépanneur. Il nous accueille un peu fraîchement, et nous dit qu’il n’a pas de place. Nous prêter des outils ? (il nous manquerait juste des cales pour faire le jeu aux soupapes et un extracteur pour les poulies) Pas question. Bon, c’est dit. Au revoir monsieur.
Fred : Retour au fourgon, il faut s’y mettre. On sort tous nos outils, aujourd’hui c’est journée méca. Rapidement le problème de jeu au niveau des soupapes est écarté. J’ai beau changer les réglages, à chaque coup de clé le claquement ne baisse pas de volume. Patrick émet l’hypothèse d’un décalage de la distribution. La courroie peut avoir sauté un cran ou deux, du coup les pistons claquent sur les soupapes. Pour pouvoir accéder à la distribution il y a pas mal d’éléments à enlever. Avec Flo nous commençons à démonter la calandre du Bedford, puis le radiateur et enfin l’hélice. Je n’ai pas la revue technique avec moi mais pour l’avoir fait il y a peu de temps, je n’ai aucun mal pour me souvenir de la marche à tenir pour tout re-régler.
Flo : Le dépanneur, à qui on avait dit où on était garé, au cas où il aurait 5 minutes, fait une apparition. Il regarde nos outils et tout ce qu’on a déjà démonté. Et bizarrement, le ton change. Il est tout gentil et nous dit que quand on en arrive à régler le jeu aux soupapes, on peut venir chercher les cales à son atelier. Mouais, merci quand même. On ne le reverra pas.
Fred : En fin de matinée, tout est ok, distri réglée au poil ! On a remonté les courroies, je tente un démarrage. Le moteur claque toujours autant et se bloque net. Pas bon ! Ayant Robert au téléphone, il me dit que ça peut aussi venir du bas du moteur au niveau du vilebrequin. Je désespère, l’accès au bas carter n’est pas évident, on va galérer sur ce coup là.
Vu qu’il est plus de midi, je dis à Flo qu’on s’en occupera plus tard et que pour l’heure nous devrions aller manger un peu histoire de se changer aussi les idées. Nous sommes donc allés au snack qui se trouve face à la station essence. Pas facile une fois de plus de traduire une carte en Suédois ! Flo tente le « Hamburgare » et moi un Kebab avec un mot imprononçable derrière. Près de la route et du supermarché, nous remarquons une autre Bedford, camping-car celui là. On lui piquerait bien son moteur tiens. Les boissons qu’on nous a donné datent de mars 2009, quant à la - je ne sais pas si c’est bien le mot – viande dont la couleur tient plus du kaki qu’autre chose, il nous est impossible de deviner ce que c’est ! Histoire de m’achever un peu j’ai demandé un café. Alors là c’est du grandiose : J’ai eu un gobelet rempli d’un liquide jaunâtre recouvert de .. de poussière ? Toutes ces petites particules flottant sur le dessus ne m’inspirent pas des masses mais je goute quand même (par défi ? curiosité ? masochisme ?). Bon effectivement c’est totalement imbuvable et le gobelet sera vidé dans les égouts sur le chemin du retour vers le Van.
Maintenant c’est l’heure de s’y remettre et d’avoir le verdict du bas carter. Pour cela il faut vidanger, donc la petite bassine bleue de la vaisselle sera sacrifiée. Je vire aussi les vis de fixation du moteur au châssis afin de le lever au max avec le cric. Il n’est pas possible d’enlever le carter à cause de la traverse du train avant mais en montant au mieux le moteur je peux passer la main dedans pour voir ce qu’il s’y trouve. J’en ressors le capuchon de bielle et ses deux écrous, dont un cassé (j’ai quand même réussi à sortir le petit bout restant resté vissé), l’autre tordu et méchamment marqué, ainsi que des morceaux de limaille et de ferraille qui devaient être à la base les coussinets de bielle. Le verdict fait mal et tombe comme une sentence, le reste de la bielle qui est fixée au piston est tordue et les pas de vis foirés, à ce stade, il faut se rendre à l’évidence,  c’est la fin du voyage !
 Oh j’entends déjà certains dire qu’ils s’en doutaient ou qu’ils nous l’avaient dit ! Il est vrai que cette fin malheureuse vient alimenter le moulin des sceptiques et des moralisateurs. Nos amis, dont certains que nous avons eu par téléphone, nous disent surtout qu’ils sont désolés, navrés, catastrophés pour nous car ils savent aussi tout ce qu’il y a eu derrière. Depuis un an nous préparons ce voyage, prenant un maximum de renseignements, lisant des blogs passionnants sur des périples similaires. Quant au Bedford, certes ce n’était peut-être pas le choix le plus évident mais nous avions presque tout refait dessus : L’arbre à cames fatigué a été remplacé par un nouveau fourni amicalement par Polo, les vis platinées sont neuves et l’allumage révisé et refait, le freins ont été révisés et réglés, les courroies de distribution et secondaire sont neuves et nous avons réglé le moteur, tous les filtres (air, huile, essence) sont neufs, l’embrayage est neuf (commandé en Angleterre), vidange, essuie glaces, faisceau électrique, la fabrication des meubles à l’intérieur, les sièges avant … Tout ce travail effectué la plupart du temps avec l’aide de Patrick et Isa pour garantir le bon déroulement du voyage, toutes ces heures … Oui ça fait vraiment mal ! Voilà pourquoi les sermons sur l’infaisabilité de notre aventure ne sont pas vraiment nécessaires.
Flo : On remonte le tout pour donner à l’ensemble une apparence un peu plus présentable…  A la fin il nous reste 1 rondelle, on ne sait plus où on l’a oubliée, enfin c’est toujours comme ça quand on a démonté des trucs… Pour se remonter le moral, je vais à l’accueil pour acheter quelques jetons de douche. Il en faudrait bien 3 ou 4 pour Fred qui est entièrement recouvert d’huile et de camboui. Pour moi, dans l’idéal, ce serait 2, car c’est juste les bras qui sont sales, mais moi j’ai des cheveux et je suis une fille. Ici la douche dure 6 minutes (grand luxe) mais coûte 10 couronnes (un euro et quelques). Arrivée à l’accueil, j’apprends une bonne nouvelle : ils n’ont plus de jetons à vendre mais les boîtiers des douches sont ouverts pour la soirée, il suffit d’un jeton pour prendre autant de douches que l’on veut !
Et il nous reste un jeton de réserve…Youhouhou ! Une sorte de happy hour dans les sanitaires ! On y court, et on en profite ! La soirée se terminera dans la petite cuisine du camping, autour d’un plat de pâtes réconfortant, et devant un de ces couchers de soleil dont on avait tant rêvé…
Ce soir, à Särna, près du camping, notre aventure s’achève tristement. Nous ne pouvons nous empêcher de laisser échapper quelques larmes, le Cap Nord ne sera pas pour cette fois. Ce soir le coucher de soleil interminable sur le lac près du camping est si magnifique … et si douloureux !

 


Publié à 10:00, le 16/07/2009, Särna
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